Casablanca - deuxième partie
Casablanca - deuxième partie
Tôt le matin je me réveille et je me perds dans les ruelles vides de la médine. Un coiffeur qui a déjà ouvert son magasin, me dit d’une distance de 20 mètres « Sabah al-khair ». Le ruelles, mouillées, récemment nettoyées brillent dans le soleil levant. Les premières propriétaires lèvent les stores pour leurs bijouteries ou magasins de chaussures. Le quartier est peu touristique, contrairement à d’autres quartiers, où les vendeurs me suivent on m’offrant leur marchandise.
Puis j’arrive à un grand boulevard, au milieu il y a un grand trottoir avec des palmiers qui montent vingt mètres dans le ciel ; frangés par des buissons. La circulation enfle, les taxis, voitures, motos et les autobus remplissent l’air avec leur bruit de moteur, les klaxons et les gaz d’échappement se mêlent avec l’air frais matinal.
Je suis le boulevard dans la direction où je crois que se trouve la grande mosquée Hassan II. Sans doute, Casablanca est une métropole avec toutes les caractéristiques...Les quartiers nobles, moyenne classe et les bidonvilles infinies. La médine avec ses ruelles labyrinthiques et sombres qui contrastent avec les boulevards, à l’européenne, comme à Barcelone, les grattes-ciels, des Cafés, grandes surfaces. Ses habitants, les ouvriers du port, les marins dans leurs habilles sales, au comportement dur, les mendiants assis sur le trottoirs, les gens mondains, hommes et femmes, avec leurs lunettes de soleils et sacs à main de marque qui croisent les gens dans leurs jellabbas, les vielles femmes qui portent le niqab traditionnel marocain. Je croise un parc où deux alcooliques, assis sur un banc me crient : « Viens, assis toi chez nous ! »
Mais l’origine de l’interdiction pour les non –musulmans d’entrer une mosquée a pourtant une origine assez étonnante : c’était un gouverneur français lors de la colonisation (« protectorat ») qui a promulgué cette loi, car un grand nombre de Français ont converti à l’Islam, et ainsi le gouverneur voulait mettre fin à ce phénomène.
Die sogenannte Apostase ist im Islam ein schweres Vergehen, das eine Bestrafung nach sich zieht. In Ländern wie Saudi-Arabien, wo die strenge wahabitische Lehre des Islams gefolgt wird, würde dieser Akt mit dem Tode bestraft werden.
Was Abd al-Haq betrifft, so hat ihn seine Familie fallen gelassen, in seinem Quartier wird er oft auf der Strasse beschimpft. Seine Arbeit als Bastler ermöglicht ihm, über die Runden zu kommen, und seine Einzimmerwohnung in der Nähe des Meeren, in einem Mittelstandsquartier zu bezahlen.
« - Vous n’avez pas le droit de toucher le Coran !
- Pourquoi pas ?
- On doit faire les ablutions avant de le toucher.
- Premièrement, j’ai des mains propres (c’est d’ailleurs un verset du Coran qui dit que l’on doit avoir des mains propres, et non pas avoir fait des ablutions que les musulmans font avant la prière). Et deuxièmement, vas-y, regarde à n’importe quelle université, même ici à Casablanca, il y a des non-musulmans qui lisent le Coran, par intérêt. Personne ne leurs interdit cela. Et si moi je lis dans le Coran, c’est également par intérêt, et non pas un acte contre l’Islam.
- Et quand même, vous ne respectez pas notre tradition. Lisez le en français, il y a des traductions. Mais en arabe, il est saint.
- Mais, est-ce que tu es d’accord avec la majorité des musulmans qui disent que le vrai sens du Coran ne peut être compris qu’en arabe ?
- Oui
- Et alors, comment peux je connaître le pur sens, si d’après toi, je n’ai même pas le droit d’essayer de le comprendre ?
- Même dans cent ans tu n’arriveras pas au niveau nécessaire pour le comprendre !
- Ecoute, jamais un musulman ne m’avait insulté avant parce que j’ai montré un intérêt à sa religion. On arrête la discussion ici. »
Mais en effet le problème est l’éducation des gens.
« Vous, en Suisse, vous avez comme ressources naturelles rien que l’agriculture, moins que le Maroc qui a encore des phosphates. Et pourtant vous avez investit dans la formation des gens. Ici, au Maroc, personne n’investit au développement social. Ce sont les couches supérieures qui profitent d’une bonne éducation, mais la grande masse n’a pas de formation. »
Les gouvernements peuvent donc interdire les partis d’opposition, plus où moins subversivement, mais pas empêcher les gens de se rencontrer dans les mosquées. C’est ainsi que la seule opposition dans tous les pays arabes sont les islamistes qui ont les meilleures conditions pour s’organiser. Dans leur lutte contre les islamistes (titre d’un magazine français : Roi Mohammed VI et l’Islam contre les Islamistes) les régimes collaborent avec les états de l’occident, qui, de sa part, dans son ignorance concernant les arabes et les musulmans. En soutenant alors les régimes arabes, soit il le roi marocain ou Mubarak en Egypte, avec la prémisse qui dit que c’est mieux d’y avoir une dictature que de donner la moindre liberté aux Islamistes, l’occident n’empêche pas seulement le développement des vrais démocraties, mais se trouve, pas exclusivement, mais décidément, à la racine du phénomène islamisme, d’où ressort de sa part les attentats non pas motivés politiquement, mais religieusement. Ce qui n’était pas le cas il y a 20 ou même 15 ans.
Et si M. Bush se rend à Jérusalem pour déclarer qu’Israël n’aura pas d’avenir si ce n’était pas sous forme d’un état juif, alors qu’il demande de Mahmoud Abbas de s’opposer avec toute force contre le Hamas (qui se réjouit de la plupart des Palestiniens, même dans les élections), il se ridiculise en faisant preuve de ses deux poids et deux mesures.

