
Casablanca - première partie
Le train arrive comme prévu à 19h à la station Casablanca voyageurs. Il fait nuit. A la sortie de la gare m’adresse une personne sombre la parole : « Taxi ? ». Je dis, non, non, merci. Devant la gare attendent les petits taxis, je me dis que sais comment fonctionnent les taxis. D’après la loi les chauffeurs doivent toujours démarrer le compteur, une taxe de base initiale de 1-2 Dirham sera chargée. Ce qui est différent par rapport au taxis européens est que n’importe où sur la route, le chauffeur peut charger, s’il y
a encore de la place, d’autres personnes dans le taxi, cela pour augmenter son revenu modeste, car les gens ultérieurement montés, payent ce que le compteur affiche à partir du moment où ils sont montés.
A la station des taxis, deux chauffeurs crient vers moi « Taxi », ils se disputent de moi, finalement je me dirige vers celui dont la voiture prend la première place dans la queue.
« -Vous allez où ?
- Place Al-Bidaoui
- Ah, l’auberge de jeunesse. C’est 30 Dirham
- Monsieur, je vous prie de mettre le compteur.
- Ah non, 30 Dirham, c’est un bon prix.
- On va mettre le compteur.
- Ah non, 30 Dirham, c’est un bon prix, d’ailleurs, c’est la nuit, nous ne roulons pas avec le compteur.
- Monsieur, j’habite depuis un moi au Maroc, et la première chose que j’ai apprise c’est le fonctionnement des taxis. Je prendrai alors un autre taxi
- Si vous voulez prendre un autre taxi, allez avec mon ami, il y a déjà des gens dedans, vous payerez la moitié, 15 Dirhams. »
Je regarde dans l’autre taxi où deux autres backpackers attendent déjà. « Non, merci », je me dirige vers le carrefour en pensant, peut-être que ça sera difficile de trouver un taxi. Mais la vague des petites Fiat Uno rouges dans les rues me rassure.
En longeant un buffet j’entends du coup une voix : « Hey, mon ami, tu vas où ? » , je me retourne et je vois un homme aux yeux nébuleux : « Attends ! » Je le regarde encore une fois, enfin je décide de m’arrêter. « Tu cherches quoi ? C’est la nuit, et le quartier à coté de la gare est très dangereux, sur tout pour un étranger. » Ce que j’ ai aussi appris au Maroc c’est que les gens veulent vraiment aider. Et les autres, on les reconnaît très vite. Après m’avoir proposé d’aller dans un hôtel à son cousin, il m’indique l’endroit où je peux arrêter un taxi qui peut m’amener à l’hôtel.
J’ai payé 8 Dirhams, et j’ai eu une bonne discussion avec le chauffeur.
La place Bidaoui se trouve près du port à l’entré de la vielle médine de Casa, entre la médine et la mer. J’entre l’auberge par un long corridor qui mène dans une grande salle dont on ne pourrait jamais s’en douter de la taille, en dehors. Des tables, arrangées comme dans une cantine, au centre, attaché au mur une grande télévision, les nouvelles sur Al-Jazeera. Par un escalier, on accède la galerie qui donne dans les différents dortoirs.
***
Mon stylo ne marche plus, en écrivant ces lignes, je me trouve dans un café à Fes. Trois petits garçons d’environs huit ans circulent entre les tables sur le trottoir et proposent dans leurs boites de cartons, soigneusement arrangés, des briquets, des paquets de mouchoirs, des mots croisières et des sudoku imprimés sur des feuilles. Je fais venir un garçon et je lui demande s’il a des stylos. Non, dit il avec déception. Deux minutes plus tard il arrive avec un stylo rouge, occasion. J’essaie s’il écrit. Et je lui donne trois Dirhams. Il me remercie avec un grand sourire.
Au comptoir de l’auberge je remplis le formulaire, en parlent arabe avec le chef de l’auberge, nous nous entendons bien, mais cela changera bientôt.
Je sors pour aller acheter quelque chose à manger. La médine à Casa est un quartier populaire, surtout la nuit du vendredi. Presque dans chaque coin il y a quelqu’un qui me dit : « Mon ami ! Where are you from ? Tu veux fumer haschisch ? » Les voix se perdent dans des gros sourire et dans le brouhaha. J’accélère mon pas, il est toujours bien d’avoir l’air comme si on connaissait les ruelles, plus important encore c’est de les mémoriser, car les vielle villes marocaine sont des véritables labyrinthes, même pour les habitants des villes eux-mêmes.
En rentrant dans l’auberge, Al-Jazeera montre les victimes des derniers bombardements israéliens à Gaza. Plusieurs enfants son morts dans un bâtiment bombardé. L’autre employé de l’auberge, Ahmad, crie dans la salle : « Les juifs ! Les juifs ! » Je lui dis tranquillement : « C’est Israël. Pas tous les juifs. ». Là, il explose : « Bien sûr que c’est les juifs ! D’ailleurs, qu’est ce que ça te regarde ! J’ai parlé à ce monsieur là ! » Il montre sur un autre hôte de l’auberge qui est assis, presque invisiblement à une table. Plus tard je parle à Ahmed, et dans la discussion il se montre d’accord qu’il n’a pas de problème avec les juifs. Il en connaît même à Casa.
Je reviendrai au sujet des discussions politiques et religieuses.
Keine Kommentare:
Kommentar veröffentlichen